"Je vais arrêter. Mais demain pas aujourd'hui. Dans quelques heures, pas maintenant. Maintenant c'est trop dur. Aujourd'hui j'en ai vraiment besoin parce que... J'arrête quand je veux, je ne veux juste pas maintenant."


Quiconque a déjà eu une addiction sait à quel point c'est difficile de s'en défaire. On a parfois du mal à comprendre que quelqu'un ne se prenne pas en main tout en sachant à quel point cette addiction lui ruine la vie. Du mal à comprendre que la volonté parfois ne fait pas tout et encore moins lorsqu'elle est elle même défaillante. Une fois qu'on est accro, qu'on est pris dans l'habitude de prendre une dose par instinct, le retour en arrière a l'air presqu'impossible. Ce n'est pas Rachel dans "La fille du train" qui vous dira le contraire.

 

Rachel est divorcée, sans enfant, sans emploi, et alcoolique. Alcoolique parce que sans enfant et divorcée et virée parce que alcoolique. Cathy, chez qui elle vit en sous-location, ne sait pas qu'elle a perdu son emploi. Tous les jours elle prend le train de 8h04 d'Ashbury à Londres et fait le trajet inverse à l’heure de la descente. Pendant ses voyages, elle a repéré la maison d'un jeune couple à qui elle a inventé une vie. Elle ne les connait pas, même s'ils habitent à deux pas de son ancienne maison. Ils ont emménagé après son départ. Dans sa tête ils se nomment Jess et Jason. Dans la vraie vie il s'agit de Megan et Scott. Tous les jours elle observe leur maison d’une fenêtre du train, en s'imaginant qu'ils ont une vie heureuse d'amoureux. La vie qu'elle n'a plus. Tous les jours c'est la même routine, jusqu'à ce qu'elle voit Jess-Megan embrasser un homme qui n'est pas Jason-Scott. Rachel repense à sa propre vie et en veut à Megan. Megan disparait le lendemain. Personne ne sait où elle se trouve et Rachel n’arrive pas à se souvenir de ce qu'elle a fait la nuit de sa disparition. Elle s'est réveillée le matin avec des blessures et un immense trou de mémoire. Elle a l'impression d'être impliquée dans la vie de ce couple qu'elle ne connait pourtant que dans son imagination. Entre son addiction pour l'alcool, son incapacité à accepter que son mari ait refait sa vie et la disparition de Megan, la vie de Rachel et des autres personnages de "La fille du train" nous donne des palpitations.


 

 

J'ai commencé "La fille du train" dans le train. Normal non? Marie m'a dit que je l'adorerais. Le début m'a surtout énervée. Il y avait ces moments où j'avais envie de hurler "mais bordel arrête de boire!", "non ne fais pas ça! Tu vas encore plus te rabaisser." J'éprouvais à la fois de la colère et de la compassion pour Rachel. Je n'arrivais pas à comprendre qu'elle continue de se faire humilier encore et encore... "La fille du train" comme tout bon thriller nous mène en bateau. L'histoire est racontée à la fois par Rachel, Anna la nouvelle épouse de son mari et Megan, la femme dont elle imagine la vie. À chaque chapitre on découvre de nouvelles réponses qui au lieu de nous éclairer sèment encore plus de doutes dans notre esprit. L'écriture est simple et transporte facilement. Je n'avais aucun mal à m'imaginer dans le train, observant la maison de Megan et Scott à travers les yeux de Rachel. Partageant sa peine et son désespoir. J'ai stressé par moments, prenant des pauses pour ralentir le rythme de mon coeur. En refermant le livre je n'étais pas aussi émerveillée que je pensais que je le serais à la fin, mais j'ai aimé ces moments de lecture. C'est le deuxième Thriller que je lis cette année. Je ne saurai dire encore si je deviendrai une grande fan du genre mais j'aime bien la sensation d'adrénaline qu'ils produisent. Comme les films d'horreur... Si vous ne l'avez pas encore fait, j'espère que vous lirez bientôt "La fille du train" de Paula Hawkins. Il y a également une adaptation cinématographique. Je suis sûre que le trailer vous donnera envie d’en savoir plus, mais on sait tous que le livre est toujours mieux.
 



 

The girl on the train by Paula Hawkins


 

«I will stop, but tomorrow not today. In few hours, not now. It’s too hard now. I really need it today because… I can stop when I want, I just don’t want it now.»


Anyone who ever had an addiction knows how hard it is to get rid of it. It is sometimes hard to understand that someone doesn’t take care of himself while knowing how much this addiction is ruining his life. Difficult to understand that sometimes the will doesn’t do everything and can even itself be failing. Once we are addicted to something, that we get caught in the habit of taking a dose by instinct, returning back looks almost impossible. Rachel in "The Girl on the Train" will not tell you the opposite.

 

Rachel is divorced, childless, unemployed, and alcoholic. Alcoholic because she couldn't have a child and divorced and fired because alcoholic. Cathy, who rents her a room in her house, doesn’t know that she has lost her job. Every day she takes the 8:04am train from Ashbury to London and makes the opposite route at the time of the descent. During her travels, she spotted the home of a young couple to whom she invented a life. She doesn’t know them, even though they live close to her former house. They moved in after she left. She calls them Jess and Jason in her head. In real life, they are Megan and Scott. Every day she observes their house from the train, imagining that they have a happy love life. The life she no longer has. It’s the same routine everyday until she sees Jess-Megan kissing a man who is not Jason-Scott. Rachel thinks about her own life and is mad at Megan. Megan disappears the next day. No one knows where she is and Rachel can’t remember what she did the night of her disappearance. She woke up in the morning with wounds and a huge memory gap. She feels like she is involved in the life of this couple that she knows only in her imagination. Between her alcohol addiction, her inability to accept her husband's new life and the disappearance of Megan, the life of Rachel and the other characters of "The Girl on the Train" gives us palpitations.
 

 

I started "The girl on the train" on the train. Normal, isn’t it? Marie told me I would love it. The beginning mostly irritated me. There were times when I wanted to scream « damn, stop drinking! », « No, don’t do that! you’ll just lower yourself even more» I felt both anger and compassion for Rachel. I could not understand why she let herself be humiliated again and again ... "The girl on the train" like any good thriller leads us down the garden path. The story is told by Rachel, Anna her husband’s new wife, and Megan, the woman whose life she imagines. In each chapter we find new answers which, instead of enlightening us, sow even more doubts in our minds. The writing is simple and easily transports us. I had no trouble imagining myself on the train, watching the house of Megan and Scott through Rachel's eyes. Sharing her grief and despair. I stressed at times, taking breaks to slow down the pace of my heart. While closing the book I was not as marvelous as I thought I would be at the end, but I loved those reading moments. This is the second Thriller that I read this year. I cannot say yet if I will become a big fan of the genre but I like the feeling of adrenaline that they trigger. Like horror movies ... If you have not done so yet, I hope you will soon read «The girl on the train » by Paula Hawkins. There is also a cinematographic adaptation. I’m sure the trailer will make you want to learn more, but we all know that the book is always better.
 

Les Chroniques De Tchonté

Young African woman addicted to God, Books, Ice Cream, Travels, Writing and much more. I want to transform the education system in Cote d'Ivoire. Isn't that great or crazy? Fotamanan (Welcome in Senoufo) to my world. Take a seat!

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