Mise à jour: mon amie et moi avons été contactées par des employés de la Librairie de France. Nous avons été reçues au siège de l'entreprise au Plateau. Les chargées de communication et le PDG nous ont présenté leurs excuses pour le désagrément. Mon amie a pu échanger la version cartonnée du tome 1 de "Aya de Yopougon" contre la version souple et d'autres livres. J'ai été ravie de la promptitude avec laquelle la Librairie de France a réagit suite à nos posts sur les réseaux sociaux. J'espère que les valeurs du groupe seront transmises à tout le personnel pour éviter d'éventuels incidents malheureux. Tout est bien qui finit bien! 

La lenteur du service, le manque de courtoisie, et de respect même parfois, sont autant de défaillances dans le service clientèle de certains établissements en Côte d’Ivoire. « Le client est roi? » Eh bien qu’il soit roi chez lui, pas chez eux!

 

Pour la deuxième édition d’ AbidjanLit, nous avons discuté des mauvais genres dans la littérature. Les participants ont parlé de bandes dessinées et m’ont donné envie de lire le roman graphique Aya de Yopougon de Marguerite Abouet. Le lendemain en compagnie d’une amie, nous faisons un tour à la librairie de France de Sococé. Je décide d’acheter les deux premiers tomes de Aya de Yopougon. Je suis surprise de voir qu’ils coûtent 4500 francs. Ils étaient beaucoup plus chers dans mes souvenirs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne les avais pas achetés plus tôt. Mon amie décide de prendre les cinq tomes. Je me demande pourquoi cette folle veut tous les prendre. 

 

- Ahi ma chérie, tu as gagné au loto? 
- On m’a donné mon argent pour les fêtes. Comme je ne fête pas, autant acheter des livres. 
- Ah si c’est ça, je ne peux que t’encourager.   

 

Elle a pris les cinq tomes pour qu’on puisse se les échanger après lecture. Sauf que moi je suis du genre à collectionner les livres.  

- Euh tu n’as pas envie de les garder toi? Moi je veux offrir mes livres à mes enfants en héritage. 
- Mais donc moi j’offrirai quoi à mes enfants? me demande-t-elle.
- Ma chère, toi tes enfants n’aimeront pas la lecture.
- Tu es vaincue!

 

Je la taquine comme d’habitude et finalement elle décide de laisser les deux derniers tomes. Chacune de nous prend les trois premiers tomes de Aya de Yopougon. Mon amie passe à la caisse et dit que les livres coutent une fortune. Pendant que je paie à mon tour, elle se rend compte qu’elle a acheté une version différente du premier tome. Elle a pris la version avec une couverture rigide (hardcover) au lieu de celle avec une couverture souple (softcover). Résultat, elle a payé 11,400 francs au lieu des 4,500 francs que nous avions en tête. On demande à la caissière si l’on peut échanger le livre. Elle nous fait savoir qu’il n’y a absolument rien à faire parce qu’elle a déjà imprimé le ticket de caisse. On a du mal à y croire mais on n’insiste pas plus que ça. Notre erreur a surement été de ne pas avoir demandé à parler à un responsable. 
 

 


Le soir, mon amie raconte sa mésaventure sur le groupe Facebook "un consommateur averti en vaut deux". Certains internautes lui disent qu’elle aurait dû recevoir au moins un avoir pour prendre d’autres livres en échange. Elle appelle la librairie. Son interlocutrice l’invite à y retourner le lendemain. Sur place, on lui fait savoir encore une fois que rien ne peut être fait parce qu’ils sont en période d’inventaire. Sur son insistance, on lui dit que la vendeuse qui peut l’aider n’est pas là et qu’elle doit attendre. Une heure plus tard, on lui demande de revenir le lendemain parce que ladite vendeuse est malade. Lasse et parce que le coût du transport finira par dépasser la compensation, mon amie décide de tout laisser tomber. 

 

Je n’ai jamais eu auparavant de mauvaises expériences avec la Librairie de France. J’ignore quelles sont les règles régissant leur service. Mais c’est difficile pour moi de comprendre que l’on n’ait rien pu faire alors qu’on venait à peine d’acheter le livre, que nous n’avions pas quitté la librairie et le ticket stipule que l'on peur retourner le livre avant 48 heures. Avant, de tels agissements auraient pu passer sans problème. Aujourd’hui avec internet mais aussi la compétition, les établissements commerciaux ont intérêt à revoir leur service clientèle. Le client peut ne pas être pas roi chez vous mais il le sera peut être chez vos compétiteurs… 


 

Impossible mission at Librairie de France
 

Update: My friend and I have been contacted by some employees of La Librairie de France. We have been received at the company headquarter in Plateau. The communication officers and the CEO presented their excuses regarding the issue. My friend was able to exchange the harcover version of the first volume of "Aya de Yopougon" against the softcover version and other books. I was delighted by the promptness with which La Librairie de France reacted to our posts on social networks. I hope that the values of the group will be transmitted to all the staff to avoid unfortunate incidents. Happy ending!
 


Slow service, the lack of courtesy, and even of respect sometimes, are so many customer service failures in some establishments in Cote d’Ivoire. « The customer is king? » Well, he is king in his home, not at theirs!

 

For the second edition of AbidjanLit, we discussed the bad genres in literature. The participants talked about comics and made me want to read the graphic novel Aya of Yopougon by Marguerite Abouet. The next day with one of my friend, we go to the bookshop Librairie de France de Sococé. I decide to buy the first two volumes of Aya de Yopougon. I am surprised to see that they cost 4500 francs. They were more expensive in my memories. That's why I did not buy them earlier. My friend decides to take the five volumes. I wonder why this crazy girl wants to take them all.

 

- Dear, did you won the lottery? 
- I received my money for the end of the year. Since I don’t party, it’s better to buy books. 
- Well, I can only encourage you in that.

 

She took the five volumes so that we could exchange them after reading. Except that I am the kind to collect books.

 

- Uh, you don’t want to keep them later? I want to offer my books to my children as inheritance.
- But then what will I offer to my children? She asks.
- My dear, your children will not love reading.
- God forbids!

 

I tease her as usual and finally she decides to drop the last two volumes. Each of us take the first three volumes of Aya de Yopougon. My friend goes to the cashier and says that the books cost a fortune. While I am paying for mines, she realizes that she bought a different version of the first volume. She took the hardcover version instead of the softcover one. As a result, she paid 11,400 francs instead of the 4,500 francs we had in mind. We ask the cashier if we can exchange the book. She tells us that there is absolutely nothing to do because she has already printed the receipt. We cannot believe it, but we don’t insist more than that. Our mistake was surely that we didn't as to speak to a manager.

 

In the evening, my friend tells her misadventure on the Facebook group "un consommateur averti en vaut deux" (an informed consumer is worth two). Some users tell her that she should have received at least a credit to take other books in exchange. She calls the bookstore. Her interlocutor invites her to return the next day. Once there, they let her know again that nothing can be done because they are currently doing their inventory. After she insists, they tell her that the saleswoman who can help her is not present so she has to wait. An hour later, she is been asked to come the next day because the woman is sick. Tired and because the cost of transportation will eventually exceed the compensation, my friend decides to let it go.

 

I have never had bad experiences before with Librairie de France. I don’t know the rules regulating their service. But it’s difficult for me to understand that they couldn't do anything when we had just bought the book, we had not left the bookstore and the receipt says that we can come back with the book within 48 hours. In the past, such behavior could have been tolerated without any consequence. Today with Internet but also the competition, commercial establishments have an interest in improving their customer service. The customer may not be a king at your place but he might be in your competitors’ stores…

Les Chroniques De Tchonté

Young African woman addicted to God, Books, Ice Cream, Travels, Writing and much more. I want to transform the education system in Cote d'Ivoire. Isn't that great or crazy? Fotamanan (Welcome in Senoufo) to my world. Take a seat!

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