Construire sa carrière professionnelle en tant que jeune.
L’UNICEF a un nouveau représentant pays en Côte d’Ivoire. Les jeunes du staff (Young UNICEF) ont eu une rencontre enrichissante avec Jean François Basse, notre nouveau numéro Un. Je partage avec vous trois points que j’ai trouvés intéressants.
1 – Il faut savoir où on veut aller.
Ça peut sembler évident, mais nombreuses sont les personnes qui ne savent pas encore ce qu’elles veulent atteindre comme objectifs professionnels ou dans la vie de manière générale. Il ne s’agit pas forcément d’un plan rigide, mais d’avoir au moins une vision définie.
Il a mentionné le fait que lorsqu’on postule dans notre système, les ressources humaines ont la possibilité de voir toutes les offres auxquelles on a postulé par le passé et donc les rejets ou acceptations. Parfois, on est rejeté tout simplement parce qu’on postule à des postes qui ne correspondent pas du tout à notre profil. Cela signifie que nous-mêmes manquons de préparation ou d’objectifs définis. Cela peut être un signal d’alarme.
En dehors du système des Nations Unies, je comparerais ça à des personnes qui postulent à tout et n’importe quoi, indépendamment de leurs compétences, ou qui diront « je veux juste faire quelque chose. » C’est vrai que face à certaines réalités de la vie, on veut juste se mettre quelque chose sous la dent, mais ça reste important de prendre le temps pour identifier ses forces, faiblesses, compétences et aspirations pour mieux s’orienter.
Je vous recommanderais de lire « Trouver son pourquoi » de Simon Sinek et « Ils ne pourront plus se passer de toi » de Cal Newport, si vous êtes perdus à ce niveau.
2 – Il faut soigner ses relations avec les autres.
Le monde du travail est plein de rivalités, de ragots, d’hypocrisie, etc., mais il faut tout faire pour entretenir des relations cordiales avec les collègues, y compris ceux que l’on supervise.
Si vous êtes compliqué, bagarreur ou avez tout simplement une mauvaise réputation, les gens seront réticents à se porter garants pour vous. C’est beaucoup plus difficile, voire impossible, de gravir les échelons sans référence professionnelle.
Pire, des anciens collaborateurs peuvent mettre un frein à votre carrière dans d’autres pays parce que vous leur avez donné une mauvaise image de vous par le passé.
Jean François a aussi mentionné le fait que plusieurs staffs ont commencé au bas de l’échelle et sont devenus plus tard les superviseurs de leurs anciens patrons au sein d’UNICEF. La roue tourne.
3 – La formation nécessite une discipline personnelle.
Notre nouveau représentant a appris l’anglais et le portugais sans les avoir étudiés à l’université. Il a dit qu’il prenait une heure de son temps quotidiennement pour apprendre le portugais.
Nous sommes très enclins à nous trouver des excuses. On n’a pas étudié X à l’école. On n’a pas le temps pour apprendre de nouvelles choses. On n’a pas les moyens pour se former.
Encore une fois, je reconnais que certains sont plus privilégiés que d’autres, mais si on veut aller loin, on n’a pas d’autre choix que de prendre ses responsabilités.
Si vous savez où vous voulez aller, identifiez les compétences nécessaires, cherchez les formations disponibles, et lancez-vous. Comme il nous l’a dit aujourd’hui, Sky is the limit.
PS : Si vous avez des ados et jeunes de la seconde à la terminale, nous (Those who inspire) organisons une rencontre pour leur présenter des parcours professionnels inspirants. Je serai avec Jean Ahoua, fondateur de Gona Maroquinerie, et Bacome Niamba, directrice de la compagnie de danse, théâtre et percussions, Lagodzi.
Ça sera le samedi 22 juillet in shaa Allah, à 15h in shaa Allah, au Centre Eulis Faya. C’est gratuit, mais il faut s’inscrire ici.

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