L’histoire avait pourtant un beau potentiel. Une féministe et journaliste dans un magazine engagé, découvre à quelques semaines de son mariage, que son fiancé est accusé de harcèlement, de menaces et d’agression physique envers une femme. 

Son nom se trouve sur une liste publiée sur Twitter, aux côtés de prédateurs sexuels de l’industrie des médias. Ola est déboussolée. Avec Michael, ils étaient considérés comme un couple goal dans la communauté noire en ligne. 

Après avoir dénoncé des agresseurs, écrit des articles virulents contre le patriarcat, comment doit-elle réagir face aux accusations anonymes visant l’homme qu’elle doit épouser ? Il n’a jamais été violent avec elle certes, mais ce n’est pas un ange non plus. Et elle est bien placée pour savoir que la violence peut venir bien plus tard dans une relation. 

De l’autre côté, on voit un Michael dont la vie est chamboulée. La liste est sortie le jour même où il commence un nouveau travail. L’impact est immédiat. Il n’est pas renvoyé mais il doit prendre quelques jours off. La femme qu’il aime a des doutes. Et lui, il a beau se creuser les méninges, il ne croit pas avoir commis ce dont on l’accuse. Mais… il reconnaît avoir été un pauvre type. Il a blessé de nombreuses femmes. Certaines ont pu se sentir utilisées. Et parmi ces ex, l’une d’entre elles en particulier est peut-être derrière ce chaos. Comment en parler sans révéler certaines vérités qui pourraient tout aussi briser sa relation ?

L’histoire me parlait et je voulais vraiment la terminer mais elle était trop longue, trop lente. L’autrice nous rappelle les mêmes choses indéfiniment. On tourne en rond sans comprendre son véritable programme. J’ai mis un peu de temps à m’adapter parce que je lis moins souvent en anglais. Mais même lorsque j’ai enfin accroché avec le récit, j’avais l’impression de ne pas progresser. Quand j’ai vu qu’il y’avait encore plusieurs chapitres intitulés “1 day before the wedding”, alors que je n’étais même pas à la moitié du livre, j’ai craqué. 

Je suis allée sur Goodreads. J’ai vu plusieurs revues négatives qui décriaient les mêmes choses : la longueur, la lenteur, mais aussi le positionnement par rapport aux VBG, au féminisme et à la question des fausses accusations. Je n’étais pas entièrement d’accord. 

Certaines reprochaient au roman de s’attarder sur les faux témoignages alors qu’ils sont statistiquement insignifiants face aux victimes de violence qui n’obtiennent pas justice. Je comprends cet argument. Mais je pense aussi que cet angle mérite d’exister. Que toutes les voix comptent. En plus, l’autrice va bien au delà des fausses accusations et aborde plusieurs sujets intéressants. Peut-être même un peu trop… J’aurais préféré qu’elle nous épargne des longueurs inutiles pour faire passer le message.

Merci à Sakina qui m’a prêté son exemplaire. J’aurais dû la croire sur parole quand elle disait que c’était trop long. 

Ceci est un rappel que vous n’êtes pas obligés de terminer tous les livres que vous commencez. En tout cas, moi, j’ai abandonné “The list” de Yomi Adegoke. 


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