« Une place là-haut », ce livre maudit!

La première fois que j’ai lu « Une place là-haut », j’ai dit à Marcus que son livre est maudit. Et pour cause! Chaque fois que je l’ai lu dans une voiture, j’ai rencontré un malheur sur ma route. La première fois, on m’a volé mon téléphone par la vitre d’un taxi. La seconde fois, le taxi dans lequel je lisais s’est retrouvé en panne en plein milieu de l’autoroute et on a dû descendre pour marcher dans des endroits assez obscurs. Et enfin, il y a même une fois où j’ai juste pensé au livre et quelques minutes plus tard alors que j’étais assise dans un taxi, j’ai été éclaboussée par une voiture qui est sans doute passée dans un nid de poule inondé. Je ne me considérais pas comme quelqu’un de superstitieux mais franchement j’ai estimé que « Une place là-haut » était responsable de tous ces malheurs.

Je l’ai relu dernièrement, plusieurs mois après la sortie. Dieu merci cette fois-ci je n’ai pas vraiment eu de soucis comme la première fois. Il me semble même que j’ai encore plus apprécié ma lecture. « Une place là-haut » raconte l’histoire d’Eric et Alilah. Eric fuit l’Afrique du Sud pour sauver sa vie et Alilah part pour s’éloigner de sa famille. Eric est quelqu’un de très coléreux, renfermé et sans grande ambition. Pour lui, on n’a pas besoin de vivre en ayant de grands rêves. Rêver est un luxe réservé aux gosses de riches, et ce n’est pas son cas. Pour Alilah, tout le monde doit aspirer à laisser sa trace sur terre. Elle est féministe, issue d’une famille riche, et ambitieuse. Les deux personnages se croient maudits pour différentes raisons. Leur rencontre à Johannesburg et leurs différences ne présageaient pas qu’ils deviendraient amis mais chacun jouera finalement un grand rôle dans la vie de l’autre.



« Une place là-haut » parle de tolérance, d’amour et de respect de l’autre dans sa différence, d’entrepreneuriat, de famille, de passion et de bien d’autres choses que vous aimerez sans doute. Marcus présente les sacrifices que l’on doit parfois faire soit pour réaliser ses rêves, soit pour rendre heureux ceux que l’on aime au risque d’abandonner ce dont on rêve. Il parle également d’une crise d’identité, de jeunes qui se cherchent, qui s’interrogent. L’un des buts de Marcus est de contribuer à la publication de plus d’ouvrages adaptés aux jeunes adultes Africains. Avec « Une place là-haut » il nous introduit justement aux difficultés que peuvent rencontrer des jeunes Africains, surtout au Sénégal et en Afrique du Sud. Il parle aussi d’amours impossibles à cause de la religion ou de familles brisées pour la même raison. On découvre plusieurs aspects culturels du Sénégal et de l’Afrique du Sud comme le rapport des habitants de ces deux pays aux étrangers et à l’homosexualité.


C’était drôle de rechercher pendant ma lecture, quel trait de caractère de chaque personnage pouvait venir de l’auteur lui même. En plus d’Alilah et Eric, « Une place là-haut » présente également le personnage de Ralph. Ralph est un jeune entrepreneur célèbre à Dakar pour ses conquêtes féminines mais aussi son accomplissement professionnel. Issu d’une famille pauvre, il a dû travailler d’arrache-pied pour posséder l’un des restaurants les plus prisés par les jeunes de la ville. Sa vie n’est pas une copie directe de celle de Marcus mais j’y ai vu pas mal de similarités, surtout dans son rapport à l’entrepreneuriat. J’ai initialement découvert Marcus sur les réseaux sociaux et j’aime beaucoup ses partages d’expérience. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai eu envie de lire « Une place là-haut. » Je vous invite à le suivre sur TwitterFacebookInstagram et Medium.
 

« Une place là-haut » est un roman accessible à tout le monde et plein de citations intéressantes. J’ai aimé les discussions liées à l’écriture. J’ai aimé découvrir des personnages avec leurs combats intérieurs et leur quête d’épanouissement. Et j’ai surtout aimé les débats soulevés par les personnages sur la nécessité d’avoir un rêve, une passion. J’ai d’ailleurs tellement aimé le passage sur le rêve que je vous en ai fait une lecture.
 

Plusieurs personnes ont détesté la fin de l’histoire mais moi j’ai encore plus aimé le roman pour cette tournure inattendue. J’aurais surement apprécié également que ça finisse autrement mais j’aime les drames. Surtout lorsque cela réflète certaines réalités, qu’on le veuille ou pas. 

« Une place là-haut » est disponible en version papier et électronique sur la plateforme Kusoma. Filez le lire et dites-moi ce que vous en pensez.

Publié par

Passionnée de lecture, d'écriture, de voyages et d'éducation, je rêve de transformer l'éducation en Côte d'Ivoire. De la rendre plus interactive et inclusive. C'est pourquoi j'ai créé le Centre Eulis en 2017 et ce blog me sert de journal de bord pour tout ce que j'apprends au quotidien. J'écris des histoires, des comptes-rendus de livres, d'évènements, de voyages, mais surtout, je m'écris.

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