Comment profiter de sa vingtaine : l’amour

La vingtaine est la période la plus incertaine et la plus difficile de la vie. Je le sais parce que j’ai 25 ans, que j’ai des amis dans la vingtaine, et que j’ai lu « The defining decade: why your twenties matter and how to make the most of them now » (La décennie décisive: pourquoi la vingtaine est importante et comment en tirer le meilleur parti maintenant) par la psychologue Meg Jay.

Le livre est divisé en trois grandes parties: le travail, l’amour, le cerveau et le corps. Je vous en parle donc dans trois articles différents. 

Le travail: https://leschroniquesdetchonte.com/comment-profiter-de-sa-vingtaine-le-travail- 

Le cerveau et le corps: https://leschroniquesdetchonte.com/comment-profiter-de-sa-vingtaine-le-cerveau-et-le-corps-

 

L’amour

 

Il y a pas mal d’ateliers, de cours, de livres, de conseillers pour nous aider à construire la carrière professionnelle qu’on veut. Mais quand il s’agit de choisir notre partenaire pour la vie, il y a beaucoup moins d’outils. Meg Jay explique que le mariage est l’un des aspects les plus déterminants de notre vie parce qu’on sera lié à notre partenaire sur plusieurs aspects. Et même en cas de divorce, on peut continuer à être liés par des enfants, des amis en commun, etc. Ce n’est pas comme un emploi qu’on peut juste décider de ne pas mettre sur notre CV. On doit donc mettre plus d’accent sur la manière dont on choisi notre futur conjoint. 

Les femmes célibataires qui ont fait de longues études, ressentent beaucoup de pression pour s’engager et sont parfois qualifiées de «difficiles». Du coup, cette partie du livre m’a aidé à être plus à l’aise avec le fait d’avoir des standards – que certains qualifieraient d’élevés- par rapport à la personne avec qui je pourrais passer le reste de ma vie. On dit parfois qu’on ne choisit pas sa famille. Meg Jay dit que si cela est vrai lorsqu’on est enfant, c’est différent quand on devient des adultes. Nous pouvons choisir notre famille, lorsque nous choisissons notre partenaire. Nous devons définir le type de relation qu’on aimerait avoir, y compris avec notre belle-famille. Avant de se marier, nous devons également aborder des sujets importants comme la planification de nos finances, l’avenir des enfants, etc. 

Bon nombre de jeunes pensent que le mariage sera plus facile s’ils vivent d’abord en concubinage. Mais la plupart des recherches montrent que les personnes qui vivent ensemble avant de s’engager ont plus de chances de divorcer que les autres. C’est ce qu’on appelle l’effet de cohabitation. La plupart des gens glissent dans le concubinage plutôt que de décider réellement de vivre ensemble. Comme ce n’est pas un mariage en tant que tel, ça n’a pas l’air aussi sérieux, et ils ont l’impression de pouvoir partir facilement si ça ne va pas. Du coup, ils ne se posent pas les bonnes questions, celles qu’ils se seraient posés avant de se marier. Dans la réalité, ça devient de plus en plus difficile de partir une fois qu’on s’est investi. Ils font face aux « switching costs » (coûts du changement). Ils ont des routines ensemble, les mêmes amis, des animaux de compagnies, des meubles, et avec l’âge, surtout pour les femmes, on a l’impression qu’on a investi trop de temps dans la relation pour recommencer à zéro.

Dans le monde occidental, certains couples s’installent ensemble juste pour réduire les coûts du loyer. En Côte d’Ivoire, une femme peut emménager avec son petit-ami après une grossesse « accidentelle » sans avoir véritablement discuté des termes d’un quelconque engagement. Cela peut amener des gens à rester ensemble pendant une dizaine d’années sans se marier. Et on entend souvent des histoires où l’homme épouse finalement quelqu’un d’autre, ou pire, décède et laisse sa partenaire et leurs enfants sans protection juridique par rapport à son héritage. Pour éviter l’effet de cohabitation, il faut s’engager clairement avant d’emménager ensemble. Ça peut être avec des fiançailles, la dot (qui n’est pas encore légalement reconnue), peu importe. Mais il faut avoir un vrai plan de mariage. Bien sûr, en fonction de votre relation ou de vos valeurs personnelles, le mieux c’est de carrément attendre le mariage d’abord.

Parfois, nous restons attachés à certaines conversations de notre passé, de notre adolescence, des expériences qui nous ont mis mal à l’aise, et nous ont fait nous sentir inférieurs. Cela peut nous amener à accepter moins que ce que l’on mérite réellement, aussi bien dans le travail que dans les relations amoureuses. C’est important de se connaître, de connaître notre histoire personnelle, et de décider de la réécrire si nécessaire, pour faire de meilleurs choix. 

Nous avons tous (ou devrions tous avoir) des critères spécifiques qui sont décisifs, lorsqu’on choisi le meilleur partenaire pour nous-mêmes. Ce sont des critères évidents comme la religion, l’âge, le physique, etc. Mais selon Meg Jay, c’est encore plus important d’examiner la personnalité, la manière dont nous nous présentons dans le monde et comment cela se reflète dans tout ce que nous faisons. Les couples ayant une personnalité similaire sont plus susceptibles d’êtres satisfaits dans leur relation. On peut identifier nos similarités à partir des cinq grands traits de la personnalité: ouverture à l’expérience, conscience, agréabilité, extraversion, et névrosisme ou instabilité émotionnelle. 

Dans la vingtaine, on a parfois le sentiment d’avoir tout le temps avant de s’engager. Mais le temps de réaliser ce qui se passe, on a 30 ans, et on ressent parfois l’urgence de se marier, surtout pour les femmes. Tout comme pour le travail, c’est une période pendant laquelle nous devons faire attention à nos choix et déterminer le type de personne avec qui nous voulons passer le reste de notre vie. Plutôt que de s’attarder sur ce qui nous dérange ou ce qui nous satisfait aujourd’hui, nous devons nous focaliser sur ce qui sera toujours important sur le long terme, dans vingt, trente ans. 

« The defining decade: why your twenties matter and how to make the most of it now » m’a beaucoup aidé à mieux comprendre certains aspects de ma vie. J’ai trouvé chacune des parties du livre très intéressante, et c’est avec beaucoup de plaisir que je les partage avec vous. J’ai essayé de partager tous les points que j’ai trouvé intéressants, mais je vous recommande quand même de lire le livre également. 

Publié par

Passionnée de lecture, d'écriture, de voyages et d'éducation, je rêve de transformer l'éducation en Côte d'Ivoire. De la rendre plus interactive et inclusive. C'est pourquoi j'ai créé le Centre Eulis en 2017 et ce blog me sert de journal de bord pour tout ce que j'apprends au quotidien. J'écris des histoires, des comptes-rendus de livres, d'évènements, de voyages, mais surtout, je m'écris.

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