Effroyable humilité !

Il y a une effroyable humilité dans le fait d’échapper à la mort et de se retrouver cloué à un lit d’hôpital. Comme si Dieu voulait nous rappeler notre insignifiance. Comme pour nous dire qu’il suffit d’une seconde pour que tout s’arrête.

« Et ne foule pas la terre avec orgueil: tu ne sauras jamais fendre la terre et tu ne pourras jamais atteindre la hauteur des montagnes! » Sourate Al-Israa (le voyage nocturne) 37. 

Il y a une incroyable humilité dans le fait de frôler la mort. De ne pas savoir si un jour on pourra reprendre notre vie d’avant. De ne pas savoir si un jour l’être aimé pourra se remettre sur pied et croquer la vie à pleine dents comme par le passé. Comme une mise en garde, ce flirt avec la mort nous rappelle que tout peut basculer d’un instant à l’autre. Il peut tout, alors que nous ne pouvons rien sans Sa permission.

C’est pourtant fou à quel point nous sommes parfois insouciants. Nous agissons souvent comme si nous décidions de tout. Comme si nous étions maîtres de notre souffle de vie. Et pourtant… en une minute nous pouvons perdre tout signe de vie.

Il y a une effroyable humilité dans la maladie. Les accidents, les maux, nous rappellent notre condition de mortels. Ils nous rappellent que riche ou pauvre, blanc ou noir, notre vie à tous ne tient finalement qu’à un fil. Face à la mort, nous sommes tous égaux. Face à la maladie, l’orgueil n’a aucune place.

Il y a une incroyable humilité dans le fait de frôler la mort. Ce n’est pas juste un rappel à l’ordre pour le concerné. C’est aussi un avertissement pour cet entourage qui apporte son soutien. Il se peut que la frayeur passée, on retourne à nos habitudes. Que l’on oublie la fragilité de la vie, jusqu’au prochain rappel. Mais une chose est sûre, être un survivant ou en connaître un, flirter avec la mort ou soutenir un convalescent, est l’une des meilleures façons dont Dieu nous rappelle qu’Il est Maître de tout alors que nous ne pouvons même pas décider qu’on verra demain.

Il y a une effroyable humilité dans la perte de la vie alors qu’on n’est pas encore mort. Dans le fait de ne plus pouvoir faire toutes ces choses que l’on souhaite de manière spontanée parce que l’on se retrouve dépendant des hommes et des machines.

Dans notre insouciance, nous sommes prompts à oublier que notre vie ne tient qu’à un fil. On oublie ces moments de maladie pendant lesquels on se rendait pourtant compte du miracle de pouvoir respirer sans peine.

Il y a une incroyable humilité dans l’incertitude qui plane entre la vie et la mort. Dans ces moments où le moindre signe d’amélioration est accueilli comme un miracle. Comme le miracle que nous devrions en principe percevoir au quotidien, sans attendre de connaître le pire.

Que Dieu nous aide à être reconnaissants pour chaque jour plein de vie et de vigueur qu’Il nous accorde, et à ne point fouler la terre avec orgueil.

J’ai écrit ce texte il y a plusieurs mois, juste après avoir rendu visite à un proche qui était dans un état critique. Dieu merci, il s’en est sorti. Aujourd’hui j’avais envie de me le rappeler et de le partager avec vous. Que Dieu apaise tous ceux qui sont dans un état de santé précaire, et qu’Il soutienne ceux qui les soutiennent au quotidien. 

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Passionnée de lecture, d'écriture, de voyages et d'éducation, je rêve de transformer l'éducation en Côte d'Ivoire. De la rendre plus interactive et inclusive. C'est pourquoi j'ai créé le Centre Eulis en 2017 et ce blog me sert de journal de bord pour tout ce que j'apprends au quotidien. J'écris des histoires, des comptes-rendus de livres, d'évènements, de voyages, mais surtout, je m'écris.

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