Le samedi 18 avril 2026, j’ai célébré la sortie de mon premier roman intitulé « Un cœur à reprendre », en compagnie de ma famille, mes amis, mes collègues et ma communauté. 

Il y a 9 ans, le 17 avril 2017, j’ouvrais le centre Eulis, un espace éducatif dédié à la promotion de la lecture. Bien avant cela, en 2012, c’était mon premier blog qui naissait : Meli-Melo d’une intello. 

Mon amour pour la littérature remonte à l’enfance. Je savais déjà, à cette époque, que je voulais moi aussi écrire des livres. Mon rêve ? Faire pleurer des lecteurs à travers mes mots et mes histoires, comme d’autres auteurs l’avaient fait pour moi. 

Mais ce rêve a pris du temps. Des brouillons qui n’ont jamais vu le jour. Des nuits longues, passées éveillée à écrire. Des réécritures encore et encore. Des corrections, des périodes de doute, des moments de longue attente pour avoir l’avis de mes proches sur mes premiers jets. Et surtout, beaucoup de courage et d’efforts pour taire la petite voix qui essayait de me décourager. 

Mes modèles dans la littérature sont des icônes. Chimamanda Ngozi Adichie, Hemley Boum, Maryse Condé, Khaled Hosseini… des plumes qui transportent et bouleversent. Quand on a ce genre d’exemples, on se sent difficilement à la hauteur. 

Alors pendant que j’écrivais, je me donnais aussi des conseils. « Stay afraid but do it anyway. ». Je me rappelais constamment que je ne devais pas me mettre une pression énorme. Que c’était normal que mon premier roman ne rivalise pas avec ceux d’auteurs bien plus expérimentés. Que si je laissais l’autocritique prendre toute la place, ce livre ne verrait jamais le jour.

Pendant le processus, j’ai regardé plusieurs présentations d’auteurs sur l’écriture d’un roman. Le conseil principal qui revenait était qu’il fallait réaliser la première ébauche et ensuite la réécrire plusieurs fois. C’est donc ce que j’ai fait. 

J’ai écrit, sans trop réfléchir. J’ai écrit vite, chaque jour, afin d’atteindre le bout du tunnel avant que la petite voix ne l’emporte sur ma volonté. Et ce n’est que lorsque j’ai mis un premier point final à mon œuvre, que je me suis autorisée à la critiquer à nouveau. À corriger, peaufiner, transformer, jusqu’à obtenir la version soumise à l’éditeur, qui a poursuivi le travail d’amélioration.

Je crée du contenu littéraire depuis 14 ans. J’ai critiqué des auteurs aussi bien de manière positive que négative. Alors bien sûr, je savais que ma première publication était attendue et cela en rajoutait à la pression que je ressentais. Mais est-ce que cela allait m’arrêter ? On peut conclure que ça n’a pas été le cas. 

Depuis quelques jours, je suis officiellement une  autrice publiée chez Trait d’Union. Lors de la soirée de lancement, nous avons vendu nos 200 premiers exemplaires. Et j’ai été profondément touchée par toutes ces personnes qui ont répondu présentes.

Je ne m’attendais pas à ce que l’on fasse salle comble et ce n’est pas de la fausse modestie. Quelques minutes avant le début de la cérémonie, je recevais des messages d’excuses, des imprévus, des urgences. J’ai arrêté d’ouvrir WhatsApp pour ne pas me laisser envahir par le stress. 

Et pourtant, dans la salle, sous les ovations, des larmes ont failli me trahir. Je n’imaginais pas qu’autant de personnes pourrait se réunir pour… un livre. Pour mon livre. 

Je ne mesurais pas encore à quel point l’occasion était spéciale. D’ailleurs, pendant les préparatifs, il a fallu que mon frère me rappelle qu’on ne publie pas un premier roman tous les jours pour que je décide de voir les choses en grand.

Cette soirée a été riche en émotions. Une allocution élogieuse du Représentant de l’UNICEF, mon grand patron. Les mots touchants de ma petite sœur et de mon père. Un magnifique slam inspiré du livre, interprété par deux artistes. Un panel autour de la pression du mariage, auquel j’ai participé aux côtés de Stella, blogueuse littéraire. Et tant d’autres moments marquants.

Ce que je retiens surtout, c’est que lorsqu’on fait du bien à sa communauté, elle nous le rend. C’est en tout cas ce que disaient plusieurs personnes après le lancement. 

J’ai été portée, aussi bien par le public, que mes proches qui se sont investis dans l’organisation. Et que dire de la Maison d’Edition ? Il faudrait sûrement un autre article pour vous parler de cette équipe de jeunes passionnés qui osent innover. 

La cérémonie était belle et mon cœur est plein de gratitude. A présent, j’ai hâte de découvrir vos retours de lecture ! 

Vous pouvez commander le livre ici.

Ps : on doit la magnifique couverture du livre à mon ami et illustrateur Raymond Diby. N’hésitez pas à le contacter ! 


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