Qui est censé poster le contenu utile pour la jeunesse que vous recherchez ?

J’échangeais récemment avec une amie qui a du mal à parler de son travail sur les réseaux sociaux, y compris sur LinkedIn. Elle hésitait même à repartager un post qui parlait d’elle, alors que c’était parfaitement légitime de le faire.

Puis elle m’a dit qu’elle voyait comment je publiais régulièrement que mes publications sont certes personnelles, mais aussi utiles. Elle aime ce que je fais, mais elle aurait beaucoup de mal à faire la même chose sans avoir l’impression de s’auto-flatter.

Alors je lui ai dit une chose que j’avais envie de dire depuis longtemps ici.

Tous les jours, des gens se plaignent du contenu de divertissement qui pullule sur Internet. On parle de certains influenceurs et de leur impact « négatif » sur la jeunesse. On dit qu’ils ne transmettent pas les bonnes valeurs.

Mais quand certaines personnes essaient justement de transmettre des connaissances, de partager leur expérience ou de montrer ce qu’elles font, on les accuse parfois d’ostentation, de prétention ou même de vendre des illusions. Bon… je l’avoue, certains le font aussi. 😂

Quand il s’agit d’entrepreneurs, on entend aussi souvent : « S’ils ont le temps de créer du contenu régulièrement, c’est qu’ils ne travaillent pas vraiment. »

Sans penser qu’être entrepreneur, c’est aussi mettre en place des systèmes pour que son entreprise puisse fonctionner sans que tout repose sur soi. Et que la création de contenu peut d’ailleurs être réalisée par une équipe.

Alors, qui est censé créer le contenu éducatif que vous réclamez ?

Si personne ne veut se mouiller parce qu’il a peur d’être jugé, ou si ceux qui essaient sont immédiatement taxés d’orgueilleux, prétentieux ou opportunistes, qui va le faire ?

Personnellement, j’ai la chance d’avoir une communauté incroyable. Chaque jour, les retours positifs que je reçois sur mon contenu — dans les commentaires, par message ou même lors d’événements en présentiel — me confortent davantage dans l’idée qu’il est nécessaire de partager le peu que je sais. Parce que l’un de mes mottos, c’est que nos compétences ne servent réellement que lorsqu’elles peuvent avoir un impact positif sur notre communauté.

J’ai aussi la chance d’avoir des amies brillantes. De connaître des personnes excellentes dans leur domaine, mais qui ne souhaitent absolument pas être actives en ligne. Et c’est totalement OK. 

Tout le monde ne doit pas devenir créateur de contenu. Certains préfèrent transmettre leurs connaissances loin des projecteurs. D’autres préfèrent simplement faire leur travail et avoir un impact à travers leur organisation. Certains aiment leur vie privée et ne veulent pas exposer leur quotidien. Et chacun fait ce qui lui convient.

Mais gardons quand même quelque chose à l’esprit : si nous ne publions jamais de contenu utile, il est difficile de se plaindre ensuite du fait que les jeunes soient davantage exposés au contenu de divertissement.

Bien sûr, deux ou trois publications éducatives ne vont pas soudainement changer les centres d’intérêt de toute une génération. Mais je vous assure d’une chose : elles peuvent changer la vie d’au moins une personne.

Alors, à ceux qui ne publient pas simplement parce qu’ils ont peur de ce que les autres vont penser, sachez que votre contenu intéressera peut-être davantage des personnes qui ne font même pas partie de votre entourage. Il pourra motiver, inspirer ou instruire quelqu’un qui, autrement, n’aurait jamais eu accès à votre expérience ou à vos connaissances. Et, accessoirement, il peut aussi vous ouvrir des portes et vous donner accès à certaines opportunités.

Quasiment chaque fois que je clique sur « Publier », j’ai des doutes. Je me demande si cela va intéresser les gens. S’ils vont penser que je veux juste me faire voir. S’ils vont se demander : « Mais pourquoi elle raconte tout ça ? » Mais je clique quand même.

Je vous l’ai déjà dit, un autre de mes mottos, c’est : “Stay afraid, but do it anyway.” Parce que je suis convaincue que les meilleures expériences se trouvent souvent de l’autre côté de la peur et du self-doubt.


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