Ma petite tu dja! / Girl you slay!

Se sentir parfaite dans un corps imparfait… Ça rend heureux. Il n’y a rien de tel que de se tenir devant son miroir et d’apprécier tous ces défauts qui nous rendent singulier. De ne pas avoir envie de les changer. De ne pas vouloir le corps d’une autre pour être plus belle, plus mince, plus grande, plus aimée. Quand on s’aime soi même avec nos imperfections, nous devenons parfaites à nos yeux. Cela se faisant, nous avons de moins en moins besoin des compliments d’une autre personne. Bien sûr on les apprécie toujours mais nul ne connaîtra mieux que nous tous les recoins de notre corps… Enfin quand on est célibataire… C’est donc à nous de nous valoriser.

Je sais que j’avais des complexes avant. Ce menton que l’on me disait trop long, ce front trop proéminent. Aujourd’hui je ne les vois plus. D’ailleurs je ne les avais pas remarqués avant que d’autres ne me les pointent des lèvres. Ces bras que je pense moi même parfois trop gros pour le reste de mon corps ne m’obsèdent pas. C’est fou le bien que ça fait de se rendre compte que l’on ne se trouve plus moche. Que l’on ne se sent plus complexée. C’est un sentiment de quiétude qui s’installe progressivement et ça peut prendre beaucoup de temps. Mais une fois qu’il est là, une fois qu’on dépasse nos insécurités, mon Dieu comme on se sent bien!

Ma quiétude est surement le résultat de beaucoup de choses. De voir que certaines personnes auraient voulu posséder un membre que je critique. Que d’autres souffrent de malformations à cause d’accidents ou de maladies dont j’ai été épargnée. De me dire que Dieu m’a rendue parfaite et que je m’évertue à trouver des défauts à son oeuvre. Et puis aussi de me rendre compte que j’aime ma vie dans ce corps. Que je n’aurais pas envie de l’échanger pour la vie de ces personnes que l’on dit plus belles selon les standards de notre société.



De manière progressive, en faisant mes propres choix, j’ai appris à me détacher du besoin d’approbation des autres. Je ne dis pas que c’est tout le temps facile. Que parfois on n’espère pas un « tu es jolie » en passant. Mais aujourd’hui je me le dis moi même très souvent. Et l’entendre de ma propre bouche me procure un plaisir immense, d’autant plus que je le sais sans hypocrisie, sans ironie, et sans arrière pensée. Quand je me tiens devant le miroir dans ma douche, avec les cheveux en bataille, les joues charnues qui attirent les doigts de mon entourage, les épaules larges comme la nageuse que je ne suis pas, et avec toutes ces autres parties de mon corps que je suis la seule à voir, je ne peux m’empêcher de me dire « ma petite tu dja »

Girl you slay! 



Feeling perfect in an imperfect body… It makes you happy. There is no such thing as standing in  front of the mirror and appreciating all those flaws that make us singular. Not wanting to change them. Not wanting the body of another one to be more beautiful, slimmer, taller, more loved. When we love ourselves with our imperfections, we become perfect in our own eyes. This being the case, we have a lower need for someone else compliments. Of course we always appreciate them but no one knows all the corners of our body better than us… Well when we are single… So it’s up to us to value ourselves.

I know I had complexes before. That chin that I was told was too long, this forehead too prominent. I don’t see them anymore. Besides, I had not noticed them before others pointed them with their lips. These arms that I sometimes consider too big for the rest of my body do not obsess me. It’s crazy how good it is to realize that we no longer feel ugly. That we no longer have complexes. It’s a feeling of tranquility that gradually takes place and it can take a long time. But once it’s there, once we overcome our insecurities, my God it feels so good!

My quietude is surely the result of many things. Seeing that some people would have wanted a body part that I criticize. That others suffer from malformations due to accidents or diseases from which I have been spared. Telling myself that God has made me perfect and that I try to find defects in his work. And then also realizing that I love my life in this body. That I would not want to exchange it for the lives of those people considered more beautiful according to the standards of our society.

Gradually, by making my own choices, I have learned to detach myself from the need for approval from others. I’m not saying it’s always easy. That sometimes we don’t hope a random « you are pretty ». But today I tell it to myself very often. And hearing it from my own mouth gives me an immense pleasure, especially because I know it’s without hypocrisy, without irony, and without any rear thought. When I stand in front of the mirror in my bathroom, with my tousled hair, the fleshy cheeks that attract the fingers of my entourage, the wide shoulders as the swimmer I am not, and with all those other parts of my body that I’m the only one to see, I cannot help but say « girl you slay! »

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Passionnée de lecture, d'écriture, de voyages et d'éducation, je rêve de transformer l'éducation en Côte d'Ivoire. De la rendre plus interactive et inclusive. C'est pourquoi j'ai créé le Centre Eulis en 2017 et ce blog me sert de journal de bord pour tout ce que j'apprends au quotidien. J'écris des histoires, des comptes-rendus de livres, d'évènements, de voyages, mais surtout, je m'écris.

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