Nos batailles sont surmontables. 

Je prends plaisir à lire des biographies ces dernières années parce qu’elles me montrent tout ce que l’être humain est capable de réaliser. Les rêves que l’on peut accomplir. Les obstacles que l’on peut surmonter. Les blessures dont on peut guérir. 

Lorsqu’on passe par des épreuves, on peut penser que le ciel nous tombe sur la tête. Que nous sommes les personnes plus misérables de la terre. Que personne d’autre ne pourrait comprendre ce par quoi l’on passe ni même traverser des choses semblables. Pourtant, il suffirait que nos proches nous racontent leurs propres difficultés pour qu’on se rende compte que l’herbe n’est pas forcément plus verte à côté. 

La vie n’est jamais totalement rose. Elle vient avec ses hauts et ses bas. Ce n’est pas forcément parce que nous sommes de mauvaises personnes, que nous avons fait plus d’erreurs que les autres ou que nous sommes incompétents. Oui, on peut éviter certaines choses, on peut essayer de tout faire bien, mais la vie nous donnera quand même quelques coups de temps en temps. Et qu’on le croit ou non à l’instant T, ces moments troubles sont rarement éternels.

J’ai commencé “Les victorieuses” de Laetitia Colombani sans vraiment prêter attention au résumé. Celle qui me l’a offert m’a dit qu’il était bien. Qu’elle l’avait même préféré à “La tresse” du même auteur et que j’ai personnellement adoré. Contrairement à Hyasmine, je ne préfère pas “Les victorieuses” mais ce roman inspiré d’une histoire vraie m’a particulièrement touchée et rassurée.

Laetitia nous relate l’histoire de deux femmes à deux époques différentes. Solène, avocate à Paris, est victime d’un burn-out et se retrouve à l’hôpital après le suicide de l’un de ses clients. En plus des médicaments, le psychiatre lui recommande de faire du bénévolat. De se rendre utile aux autres pour aller mieux. Elle est réticente au début mais finit par tenter l’expérience. Elle assure une heure de permanence par semaine au Palais des femmes, un foyer qui accueille des femmes et des enfants en situation de précarité. Solène y joue le rôle d’écrivain  public pour aider ces femmes à écrire des courriers administratifs, des lettres personnelles et bien d’autres choses. Si elles sont méfiantes au début, les femmes du palais finissent progressivement par l’adopter. 

Quasiment un siècle en arrière, nous découvrons l’histoire de Blanche Peyron, jeune française engagée dans l’armée du salut et déterminée à aider les plus démunis, les femmes en particulier. Blanche et Albin Peyron sont les fondateurs du Palais des femmes. Animés de leur désir d’être utile aux autres, ils ont réussi à réunir plusieurs millions de francs en 1925 pour racheter l’hôtel qui a ensuite servi à accueillir des milliers de femmes en difficultés. Un hôtel que même la mairie de Paris estimait trop cher à acheter, rénover et entretenir. 

L’Armée du salut est un mouvement international protestant fondé en 1865 pour propager la foi chrétienne et lutter contre la pauvreté. Lors de son implantation en France, ses membres dont faisaient partie Blanche et son mari ont été insultés, battus, et parfois même tués. Malgré tout, les Peyron ont continué leur mission de servir les plus démunis jusqu’à ce que le pays finisse par adopter ce mouvement et lui reconnaisse officiellement son utilité en a France lui reconnaisse officiellement son utilité. Je ne connaissais pas l’Armée du Salut et encore moins Peyton. Je ne savais pas que “Les victorieuses” était inspiré d’une histoire vraie. J’ai moi-même été inspirée par cette histoire. 

Blanche Peyton et son mari ont réussi à installer l’armée du Salut en France alors que les membres étaient insultés, battus et parfois même lynchés. 

Les fins d’année sont particulièrement stressantes au boulot avec les derniers objectifs à atteindre tout en jonglant avec plusieurs contraintes. C’est tellement la folie qu’on oublie parfois qu’on est passé par la même chose avant et que tout s’est finalement bien terminé. Bien sûr l’idéal serait d’anticiper en se basant sur les erreurs du passé mais disons que ce n’est pas toujours aussi évident. 

Pendant qu’on court de part et d’autres, écartelés entre plusieurs obligations à satisfaire aussi bien dans le cadre professionnel que personnel, on peut avoir cette impression qu’on ne réussira pas à déplacer les montagnes devant nous. Et pourtant, quelques mois plus tard, on ne pensera plus aux défis qu’on aura réussi à relever. 

“Les victorieuses” a été un excellent rappel pour toutes les petites et grandes victoires qu’on a eues et qui devraient nous accompagner afin qu’on se rappelle que nos batailles d’aujourd’hui sont surmontables, comme l’ont été celles du passé. 

Publié par Tchonté Silué

Passionnée de lecture, d'écriture, de voyages et d'éducation. Je rêve de transformer l'éducation en Côte d'Ivoire. De la rendre plus interactive et inclusive.

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